A Roadmap of Solutions: How the NCYICA’s Work Provides a Way Forward for Meaningful Change in Child Welfare
- nationalcouncilyic
- Jan 23
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Updated: 6 days ago
Updated: Jan 23, 2026

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In Canada, turning the age of majority (18 or 19, depending on the province or territory) is supposed to mark the beginning of emerging adulthood, a life development phase where a gradual transition to adulthood is typically supported by family, friends, community, and safety nets. For young people in the child welfare system, this turning of age often marks a very different life turning point: they ‘age out’ of the system and experience a sudden and permanent loss of care and supports, due to arbitrary age cut-offs in child protection policies and legislation.
When youth ‘age out’ of care, they often lose access to financial and emotional support, stable housing, child welfare workers, and other essential resources, regardless if they are ready to be fully on their own. This is in contrast to the majority of young Canadians, who continue to live with their parents well into their 20s and rely on the support of family, friends and community well into adulthood. Youth in care are thus placed at a significant disadvantage compared to their peers, and face multiple challenges as they ‘age out’ of the system, such as housing insecurity, job instability, under-education, poverty, mental health issues and post traumatic stress (PTSD), and isolation. Indigenous, racialized, 2SLGBTQ+ youth and youth with disabilities are at an even higher risk of experiencing multiple challenges after ‘aging out’ of care due to legislative and systemic inequities.
The struggles and hardships experienced by so many young people leaving care across Canada reflect the consequences of a broken system — one that makes thriving in adulthood an almost impossible reality. The Senate of Canada Committee on Human Rights published a report in December 2025 titled Nothing to Celebrate: The Crisis of Youth Aging Out of Care, where they identified the ‘aging out’ process as a national failure, calling for coordinated action across jurisdictions, wraparound extended supports, readiness-based transitions to adulthood, and a national framework to implement human rights commitments. Importantly, the report calls for a national summit and action plan guided by the Equitable Standards for Transitions to Adulthood for Youth in Care developed by the NCYICA, as well as wraparound supports for youth ‘aging out’ of care based on the 8 Transition to Adulthood Pillars of the Equitable Standards.
The Equitable Standards for Transitions to Adulthood for Youth in Care offer a clear, step-by-step, evidence-based roadmap to equitably address and significantly reduce the challenges youth in care face as they embark on the journey into adulthood. The Equitable Standards outline eight key developmental areas that youth in care need to be supported in so they can transition into adulthood in a healthy and supported way.

Canada is one of the few Western countries without national legislation or standards to guarantee equitable supports for youth in care as they transition into adulthood, no matter where they live. The NCYICA developed the Equitable Standards to address this issue in a solutions-focused and youth-centred way, with the goal to replace arbitrary cut-off ages with an approach that prioritizes readiness, safety and conditions that allow youth in care to thrive as adults instead of struggling to survive.
Want to take the pledge? Contact Project Lead Dr. Melanie Doucet (melanie.doucet@gmail.com) for further info.
Une feuille de route de solutions : Comment le travail du CNDJPEC fournit une voie à suivre pour des changements significatifs en protection de l’enfance

Au Canada, atteindre l’âge de la majorité (18 ou 19 ans, selon la province ou le territoire) est censé marquer le début de l’émergence à l’âge adulte, une étape du développement de la vie où la transition vers l’âge adulte est généralement soutenue de façon progressive par la famille, les amis, la communauté et divers filets de sécurité. Pour les jeunes pris en charge par le système de protection de l’enfance, ce passage à l’âge adulte représente bien souvent un tout autre point tournant : ils doivent effectuer une "sortie sèche" due système et subissent une perte soudaine et permanente des soins et des soutiens, en raison de seuils d’âge arbitraires inscrits dans les politiques et les lois en matière de protection de l’enfance.
Lorsque les jeunes sortent de la prise en charge, ils perdent souvent l’accès à un soutien financier et émotionnel, à un logement stable, aux intervenants en protection de l’enfance ainsi qu’à d’autres ressources essentielles, qu’ils soient prêts ou non à vivre de façon autonome. Cela contraste fortement avec la réalité de la majorité des jeunes Canadiens, qui continuent de vivre chez leurs parents dans la vingtaine et de compter sur le soutien de leur famille, de leurs amis et de leur communauté bien au-delà de l’adolescence. Les jeunes pris en charge se retrouvent donc en situation de désavantage important par rapport à leurs pairs et font face à de multiples défis lorsqu’ils sortent du système, notamment l’insécurité résidentielle, l’instabilité d’emploi, un niveau de scolarité insuffisant, la pauvreté, des enjeux de santé mentale et de stress post-traumatique (TSPT), ainsi que l’isolement. Les jeunes autochtones, racisés, 2SLGBTQ+ et les jeunes en situation de handicap sont exposés à des risques encore plus élevés de faire face à de multiples difficultés après la sortie de la prise en charge, en raison d’inégalités législatives et systémiques.
Les luttes et les difficultés vécues par tant de jeunes quittant la prise en charge partout au Canada témoignent des conséquences d’un système défaillant — un système qui rend l’épanouissement à l’âge adulte presque impossible. En décembre 2025, le Comité sénatorial permanent des droits de la personne du Canada a publié un rapport intitulé Rien à célébrer : la crise des jeunes quittant la prise en charge, dans lequel il qualifie le processus de sortie de la prise en charge d’échec national. Le rapport appelle à une action coordonnée entre les juridictions, à des soutiens prolongés et holistiques, à des transitions vers l’âge adulte fondées sur la préparation des jeunes, ainsi qu’à un cadre national pour mettre en œuvre les engagements en matière de droits de la personne. Il recommande également la tenue d’un sommet national et l’élaboration d’un plan d’action guidé par les Normes équitables de transition vers l’âge adulte pour les jeunes pris en charge, développées par le CNDJPEC, ainsi que par des soutiens globaux fondés sur les huit piliers de transition vers l’âge adulte définis dans ces Normes.
Les Normes équitables de transition vers l’âge adulte pour les jeunes pris en charge offrent une feuille de route claire, progressive et fondée sur des données probantes pour s’attaquer de manière équitable aux défis auxquels font face les jeunes pris en charge et pour les réduire de façon significative lorsqu’ils amorcent leur parcours vers l’âge adulte. Ces Normes équitables définissent huit domaines clés du développement dans lesquels les jeunes doivent être soutenus afin de vivre une transition vers l’âge adulte saine et accompagnée.

Le Canada est l’un des rares pays occidentaux à ne pas disposer de lois ou de normes nationales garantissant un soutien équitable aux jeunes pris en charge lors de leur transition vers l’âge adulte, peu importe l’endroit où ils vivent. Le CNDJPEC a élaboré les Normes équitables afin de répondre à cette lacune de manière axée sur les solutions et centrée sur les jeunes, avec l’objectif de remplacer les seuils d’âge arbitraires par une approche qui priorise la préparation, la sécurité et les conditions nécessaires pour permettre aux jeunes pris en charge de s’épanouir à l’âge adulte, plutôt que de lutter pour survivre.
Souhaitez-vous prendre l’engagement? Communiquez avec la responsable du projet, Dre Melanie Doucet, à melanie.doucet@gmail.com pour obtenir de plus amples renseignements.








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